— L'essentiel —

Le militantisme au service de la protection de l’eau de la rivière d’Ain

Mercredi 30 octobre 2019 Eau Produire et consommer

Prenant sa source dans le Jura, la rivière d’Ain s’écoule sur 200 km jusqu’à sa confluence avec le Rhône. Le territoire du bassin versant de la basse vallée de l’Ain forme alors une unité hydrographique d’environ 600 km2, qui se développe de part et d’autre de la rivière.  Le Schéma d’Aménagement et de Gestion de l’Eau (SAGE) est un document de planification concerté. Il se calque sur le fonctionnement naturel des cours d’eau du territoire pour définir les objectifs de protection des milieux aquatiques. Ensuite, les actions qui en découlent sont discutées et fixées au sein de la commission locale de l’eau (CLE). C’est elle qui réunit les acteurs du territoire du bassin versant.

Dégradation des cours d’eau de la basse vallée de l’Ain

Aujourd’hui, une majorité des terres de la Plaine de l’Ain, la Côtière et la Dombes est dédiée à l’agriculture intensive. Cette pratique entraîne la pollution des eaux notamment par l’épandage de pesticides et engrais chimiques qui menacent leur potabilité. De plus, ce type d’agriculture participe à la diminution du niveau des nappes souterraines allant jusqu’à provoquer leur assèchement.
De même, d’autres activités industrialisées posent problèmes. L’hydroélectricité, pratiquée dans la plaine de l’Ain provoque de fortes perturbations du régime hydrologique*. Elle modifie le débit du cours d’eau. Quant à l’extraction de granulat, elle perturbe la dynamique fluviale* et participe à l’enfoncement du lit de la rivière.

Protection des cours d’eau et de leur biodiversité

La mobilité de la rivière génère une mosaïque de milieux aquatiques naturels remarquables et joue un rôle régulateur en matière d’inondations. Les associations siégeant à la CLE, militent pour le développement d’une agriculture plus vertueuse. Ceci dans le but de  préserver la biodiversité et la ressource en eau du territoire. L’ACER (Association de la Côtière pour l’écologie et la revalorisation), association fédérée de FNE Ain prône une agriculture de proximité, paysanne et biologique. Elle soutient qu’il faut fixer les normes de qualité de l’eau en fonction de la Santé publique. En effet, ce territoire riche de 75000 habitants possède un potentiel en eau souterraine très important dans la nappe alluviale de l’Ain.
L’ACER encourage un meilleur suivi de la qualité des eaux. Elle souhaite interdire les intrants chimiques sur l’ensemble des périmètres de captage d’eau potable.

Cour d'eau de la rivière d'Ain ©Christophe Viroulaud 

Des évolutions encourageantes au sein de la CLE

Madeleine Chatard Leculier, bénévole à l’ACER et représentante de FNE Ain, siège au bureau de la Commission Locale de l’eau. Elle témoigne « les concentrations en pesticides et en nitrates sont un vrai problème mais les choses s’améliorent au sein de la CLE et les mentalités évoluent, notamment parmi les élus ». La présence d’acteurs et militants comme Madeleine au sein de la CLE permet l’évolution des pratiques. Cela concoure à une meilleure gestion de nos cours d’eau.

régime hydrologique* = variations saisonnières du débit de l’eau influençant l’écoulement naturel
dynamique fluviale* = étude de l’évolution géo morphologique (forme résultante) des cours d’eau 

 

©Laetitia Delétang

©Christophe Viroulaud 

Publié par FNE Auvergne Rhône Alpes

Le Mercredi 30 octobre 2019

https://www.fne-aura.org/essentiel/region/le-militantisme-au-service-de-la-protection-de-leau-de-la-riviere-dain/

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