France Nature Environnement (FNE) Auvergne Rhône-Alpes,
FNE Haute-Savoie et l’association
Inspire demandent, dans un courrier remis ce jour au Président de la République, que la France s’oppose au lancement des études préalables au doublement du tunnel du Mont-Blanc
proposé par l’Italie lors de la réunion du Comité du Traité du Quirinal, le 4 juin dernier. Le silence du gouvernement français face à cette proposition a été interprété par le gouvernement italien comme un consentement.
Une aberration sanitaire et écologique
Ce projet de doublement serait une aberration au regard de l’urgence climatique et sanitaire. La vallée de l’Arve est déjà touchée par une pollution atmosphérique critique et les glaciers alpins fondent à une vitesse alarmante, alors qu’ils sont le château d’eau de l’Europe.
De plus, un tel projet contreviendrait directement aux engagements internationaux de la France, puisque le volet Transports de la Convention alpine, ratifié par la France, interdit toute augmentation des capacités routières pour la traversée des Alpes.
Des alternatives concrètes et moins coûteuses
Les associations proposent des solutions de gestion du trafic et de report sur le rail, applicables à court et moyen terme, sans création d’une nouvelle infrastructure coûteuse :
- Pour les véhicules légers : Mise en place d’une réservation obligatoire et gratuite en période de pointe (avril-septembre) couplée à une tarification évolutive pour fluidifier le trafic.
- Pour le fret : Le trafic ferroviaire alpin ayant chuté de 70% en 25 ans, son redéploiement est la priorité. La modernisation de la ligne Dijon-Modane (estimée à 600 M€) et la relance de l’Autoroute Ferroviaire Alpine permettraient de retirer 500 000 poids lourds des routes chaque année.
Lire notre courrier adressé au Président de la République
https://www.fne-aura.org/uploads/2026/06/fne-aura-74-inspire-courrier-e-macron-sommet-f-it-.pdf