— Communiqués —
Face au passage en force orchestré par l’État pour la construction de l'autoroute A412 et aux impacts environnementaux et sociaux colossaux de ce projet, de nombreux requérants ont déposé plusieurs recours en justice ce 14 septembre 2026. Cette action collective atteste d'une opposition vaste et ferme contre un projet dont le tracé de 16,5 km menace de détruire 180 hectares d’espaces naturels, incluant des forêts, des prairies et, surtout, des zones humides.
La diversité des participants aux recours témoigne de l’ampleur du rejet de ce projet contre nature. Aux côtés de 8 associations de protection de l’environnement et de la santé, on retrouve 9 exploitations ou syndicats agricoles, dont les deux coopératives laitières du Chablais, ainsi que 40 riverains et 4 associations de chasse locales. Cette coalition inédite souligne l’ampleur sociale de la contestation soulevée par l’A412.
Après une consultation publique expéditive au printemps, réalisée sans véritable enquête publique et sans avis indépendant, l’autorisation environnementale a été signée par le Préfet de Haute-Savoie le 28 août dernier. Quelques jours plus tard, les engins de chantier investissaient déjà les lieux, sous la protection des forces de l’ordre, dans le but d’intimider les habitants et les agriculteurs, mobilisés quotidiennement pour ralentir les travaux, vérifier leur conformité et exprimer leur désapprobation.
Des irrégularités ont d’ores et déjà été constatées sur le terrain. Bien que les autorités aient été alertées à deux reprises, le Préfet de Haute-Savoie n’a, à ce stade, pas annoncé de mesures pour faire respecter la loi ou répondu à nos signalements
Le scénario de l’A412 rappelle dangereusement celui de l’A69 : avancer coûte que coûte, au détriment de la démocratie, de la nature et de l’agriculture, pour imposer la construction d’infrastructures privées avant que la justice ne puisse s’exprimer.
Les requérants demandent au juge administratif qu’il se prononce sur l’illégalité de l’autorisation environnementale. Les opérations de défrichement des 76 hectares, programmées entre septembre et février, et les premiers travaux de génie-civil vont impacter gravement la biodiversité d’ici le jugement au fond. C’est pourquoi nous demandons également à la Cour d’appel administrative de se prononcer dans un délai maximal d’un mois sur une demande de suspension des travaux, par l’introduction d’un référé suspension (procédure d’urgence).
Publié par FNE Haute-Savoie
Le Jeudi 17 septembre 2026
https://www.fne-aura.org/communiques/haute-savoie/a412-les-recours-juridiques-deposes-par-une-large-coalition-dacteurs/
Lien vers cet article :
https://www.fne-aura.org/communiques/haute-savoie/a412-les-recours-juridiques-deposes-par-une-large-coalition-dacteurs/