— L'essentiel —

Protéger le loup en Auvergne Rhône-Alpes

La politique de France Nature Environnement pour protéger le loup s’inscrit dans le droit fil d’une politique plus générale de reconquête de la biodiversité. Objectif que citoyens et scientifiques du monde entier appellent de leurs vœux.

Pour une cohabitation pérenne et plus apaisée entre les éleveurs et le loup

France Nature Environnement, aux côtés des principales associations nationales de protection de la nature et de l’environnement, agit pour favoriser la cohabitation entre les éleveurs et le loup. L’objectif premier est que l’espèce puisse réintégrer durablement nos territoires. En accord avec notre fédération nationale, FNE Auvergne Rhône-Alpes définit 4 priorités :

  • Protéger de manière effective les troupeaux de la prédation.
  • Mettre en place une solidarité nationale envers les éleveurs afin de leur permettre de se protéger efficacement, et compenser financièrement les dommages provoqués par la prédation.
  • Éliminer de manière raisonnée et exceptionnelle certains loups. L’élimination ne doit être pratiquée qu’autour des troupeaux et à la condition que les individus incriminés provoquent des attaques de manière répétitive, malgré une protection des troupeaux adaptée, durable et vérifiée.
  • Supprimer les tirs de prélèvement (chasse au loup). Ils déstructurent les meutes et augmentent les risques d’attaques sur les troupeaux domestiques.

Politique de l’État : une réforme donnant priorité aux lobbies de l’élevage ?

Les réformes mises en œuvre à la suite du Plan national Loup (2018) se basent essentiellement sur 5 éléments que l’on peut résumer ainsi :

  • Blocage de la dynamique naturelle des effectifs français de loups au seuil de 500 individus.
  • Augmentation continue des quotas de tirs de loups sans évaluation d’incidence concernant l’évolution des dommages aux troupeaux.
  • Refus de fait d’appliquer le “principe de conditionnalité” inscrit dans le Plan national Loup. Ce principe lie logiquement l’indemnisation de l’éleveur à la mise en place effective et contrôlée des mesures de protection adaptées.
  • Création d’un nouveau concept de “non-protégeabilité”. En pratique, ce concept revient à établir un zonage des territoires avec des secteurs déclarés « improtégeables » par les éleveurs.  Ces derniers ne seront donc pas tenus d’y protéger leurs troupeaux. Par conséquent, tous les loups repérés y seront abattus.
  • Généralisation du principe d’indemnisation des éleveurs sur simple déclaration. Ainsi, pour moins de cinq brebis tuées ou disparues lors de la prédation, les éleveurs seront indemnisés sur la base d’une simple déclaration et sans contrôle.

Une situation inacceptable pour les associations de protection de l’environnement

La politique actuelle de l’État n’est pas acceptable car elle ne repose sur aucune base objective. Elle participe à dissuader les éleveurs de protéger leurs troupeaux. Elle ne freine pas l’augmentation des dommages qui pèsent de plus en plus sur les budgets publics servant à leur indemnisation. Avec de telles mesures, la viabilité à terme de la population de loups français est compromise. Il est donc plus qu’urgent que les pouvoirs publics entendent nos demandes.

Protéger le loup : nos demandes à l’Etat
https://www.fne-aura.org/uploads/2020/02/apn-nos-demandes-a-letat-pour-proteger-le-loup-.pdf

Publié par FNE Auvergne Rhône Alpes

Le Vendredi 07 février 2020

https://www.fne-aura.org/essentiel/region/proteger-le-loup-en-auvergne-rhone-alpes/

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