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12/ Éclairage nocturne et énergie

Mercredi 05 décembre 2018 Pollution lumineuse

Quelques éléments d’information

L’approche énergétique de l’éclairage public recouvre deux réalités différentes mais complémentaires : le coût financier pour la collectivité et le coût environnemental lié à l’énergie produite. L’optimisation de la consommation de l’éclairage public est doublement importante : pour les finances de la commune et pour l’environnement.

Le coût financier pour les communes

En France, l’énergie consommée par l’éclairage public représente :
→ 41 % des consommations d’électricité des collectivités territoriales
→ 37 % de leur facture d’électricité (source ADEME)

 

Au vu de l’augmentation réelle et prévisible du coût de l’électricité, et au vu de la charge que représente l’éclairage public, de nombreuses communes se questionnent sur leur éclairage public.

En 2012, l’ADEME a lancé un appel d’offre pour aider les petites communes(moins de 2000 habitants) à rénover leur éclairage public. Les aides ont ciblé notamment le remplacement des ampoules vétustes à vapeur de mercure haute pression (appelées aussi « ballon fluo »), très énergivores. En Rhône-Alpes-Auvergne cette opération a concerné 209 communes et a permis une économie de 3310 MWh.

Le coût environnemental de l’énergie produite

L’énergie consommée par l’éclairage extérieur représente 1 % de la consommation totale d’électricité en France, soit 6 TWh (source CERA).

Émissions de CO2  : d’après les derniers calculs ADEME-EDF, l’éclairage public et industriel émet 92 g/kWh.
Le site de RTE (Réseau de Transport Électricité) permet de visualiser en temps réel les émissions de CO2 par kWh produit en France.

Impact sur les écosystèmes et la biodiversité  : toute production d’énergie, même renouvelable a un impact :

  • nucléaire (problème de contamination possible par des éléments radioactifs et problème de gestion des déchets)
  • hydroélectricité (problème de l’artificialisation des cours d’eau : rupture des continuités biologiques et sédimentaires)
  • biomasse bois (impact de l’exploitation intensive des forêts et des haies sur la biodiversité et la naturalité des milieux)
  • éolien (impact sur la faune et sur les paysages, installations industrielles dans des espaces naturels)
  • photovoltaïque (impact environnemental de la production et du recyclage des panneaux, installations industrielles dans des espaces naturels)

Il est donc primordial de consommer moins.

Publié par FRAPNA Isère

Le Mercredi 05 décembre 2018

https://www.fne-aura.org/actions/isere/12-eclairage-nocturne-et-energie/

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