Chenilles processionnaires : actions pour limiter l’exposition aux soies urticantes
La présence de chenilles processionnaires en Haute-Loire est avérée. Leurs poils étant urticants et provoquant des réactions sur la peau, les voies respiratoires et les muqueuses, il convient de limiter notre exposition à ces chenilles. Un arrêté préfectoral a établi un protocole à suivre.
La chenille processionnaire en quelques mots
Les processionnaires sont des espèces de papillon, connues principalement pour leur stade larvaire prenant la forme de chenilles qui se déplacent en file indienne, en « procession ».
Leur corps est recouvert de poils, appelés soies, qui peuvent se détacher de leur corps et s’accrocher à la peau ou pénétrer dans les voies respiratoires. Le problème, c’est qu’ils sont urticants : ils libèrent des molécules provoquant des réactions inflammatoires sur la peau (rougeurs, démangeaisons, douleur, parfois petites cloques) mais aussi pour les yeux (conjonctivite, larmoiement, douleur) ou ls voies respiratoires (toux, gêne respiratoire).
Il est donc important de se prémunir contre l’exposition à ses chenilles, que l’on rencontre principalement entre janvier et juillet.
En France et en Haute-Loire, on retrouve la processionnaire du pin, d’un brun orangé, et la processionnaire du chêne, plus grise argentée.
Photo : à gauche : processionnaire du pin
à droite : processionnaire du chêne
Le protocole pour limiter l’exposition aux chenilles processionnaires
Un arrêté préfectoral établit un protocole à suivre pour limiter l’exposition aux chenilles processionnaires. Tous les propriétaires, locataires et gestionnaires (collectivités, entreprises, mais aussi particuliers) d’espaces extérieurs (jardins, espaces verts, voiries …) sont concernés, les chenilles ne connaissant pas de frontières !
Une prévention par des moyens naturels
Il faut savoir qu’une protection efficace dans le temps est essentielle, et que la prévention naturelle est importante pour préserver la biodiversité. Ainsi, favoriser la présence de prédateurs des chenilles est vivement recommandé, que ce soit en laissant des zones non tondues pouvant accueillir des insectes se nourrissant de processionnaires, en posant gîtes pour chauves-souris ou nichoirs pour les mésanges friandes des processionnaires.
N.B. : les instances compétentes peuvent utiliser des moyens de confusion sexuelles pour perturber la reproduction des chenilles.
Protocole de prévention
- Les collectivités sont invitées à désigner une personne référente pour organiser localement la prévention à l’exposition
- Chacun.e peut signaler la présence de chenilles processionnaires sur la plateforme de signalement dédiée, en cliquant sur « Signaler des chenilles processionnaires », ou sur l’application mobile « Signalement chenilles »
- Lorsque des chenilles sont en procession sur un site, le responsable de ce site espace extérieur (propriétaire ou locataires particulier, entreprise, collectivité) doit INFORMER, notamment par un AFFICHAGE, de la présence de chenilles sous 48h maximum pour les zones très fréquentées (habitations, jardins publics,terrains de sport, espaces verts de lieux publics etc.) et sous 2 jours ouvrés maximum pour les zones moins fréquentées (forêts, parcs nationaux etc.)
- L’accès au site infesté soit être restreint, pour les zones très fréquentées dans un délai de 48h et dans un rayon de 20 mètres autour des arbres touchés (sauf pour les habitations individuelles). Si l’exposition aux chenilles disparaît, la restriction d’accès peut être levée.
- Action : le responsable du site doit mettre en place un moyen d’action dans un délai d’un mois au plus tard, par une action mécanique : piégeage, balayage manuel, aspiration avec un appareil spécifique.
- Pour les zones très fréquentées, le gestionnaire met en place en plan de prévention et de gestion dans un délai de 6 mois.

Synthèse de l'arrêté préfectoral
Publié par FNE Haute-Loire
Le Mardi 19 mai 2026
https://www.fne-aura.org/actualites/haute-loire/chenilles-processionnaires-actions-pour-limiter-lexposition-aux-soies-urticantes/
Partager