Journée Mondiale des Zones Humides : regard sur l’ENS du marais des Engenières
A l’occasion de la Journée Mondiale des Zones Humides, une sortie, co-animée par le CEN Isère et l’association Environnement Nature à Sassenage, a permis aux commissions eau et biodiversité de FNE Isère de découvrir plus en détail un Espace Naturel Sensible tout proche de Grenoble : le marais des Engenières.

Marais des Engenières ©FNE Isère. Une zone humide est un milieu dont le sol est gorgé d’eau au moins une partie de l’année. Les plantes présentes poussent aussi bien dans l'eau ou affleurent à sa surface.
Pourquoi protéger les zones humides ?
Les zones humides sont indispensables à l’équilibre des écosystèmes et à la prévention des risques naturels. Elles abritent une grande diversité d’espèces animales et végétales. Véritables puits de carbone, les zones humides retiennent de grandes quantités d’eau et de matière organique, permettant aussi bien de prévenir les inondations en période de crue que les sécheresses en été.
Il y a encore peu, les zones humides occupaient une place essentielle dans nos paysages. Longtemps au cœur des pratiques locales, elles ont façonné des savoir-faire et pratiques traditionnels. Préserver les zones humides, c’est contribuer à la sauvegarde de notre héritage naturel et culturel.
Le marais des Engenières
Relique des vastes étendues de marais de la plaine alluviale de l’Isère, l’ENS des Engenières est niché au pied du Vercors, sur la commune de Sassenage. Peu connu du grand public, il abrite pourtant une faune et une flore remarquables aux portes de la ville.
Afin d’assurer la pérennité du site face à l’expansion urbaine et la simplification des paysages, le marais fait l’objet d’un Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope depuis 2002. Le Conservatoire des Espaces Naturels de l’Isère en est aujourd’hui le gestionnaire.
La gestion de cet espace repose sur deux pratiques complémentaires : la fauche et le pâturage. Ces pratiques traditionnelles, plus respectueuses pour les écosystèmes, permettent de maintenir les milieux ouverts et de favoriser la continuité écologique.
Grâce à ces conditions favorables, trois espèces protégées sont présentes sur le site : l’Orchis des marais, la Fougère des marais et l’Agrion de mercure (libellule remarquable). On y trouve aussi des espèces phyto‑épuratrices appréciant les eaux à courant lent, comme la Callitriche.

Marais des Engenières ©FNE Isère
Depuis peu, le castor fait son grand retour ! Considéré comme un véritable ingénieur des écosystèmes, il contribue à créer de nouveaux refuges pour la faune et la flore en faisant varier les niveaux d’eau. Il a même modifié le sentier pédagogique et l’espace boisé en forêt alluviale, désormais laissée en libre évolution.

Les prémices d'un barrage de castor ©FNE Isère
Un morceau d’histoire…
En longeant le Ruisseau de la Fontaine du Merle, vous pouvez apercevoir les ruines d’un ancien fourneau. Il servait autrefois à produire la chaux. Après trois à quatre jours de chauffe, on obtenait une matière utilisée pour l’amendement des sols, la construction, la métallurgie, mais aussi pour le traitement des eaux usées et des fumées.

Ancien fourneau à chaux ©FNE Isère
L’approche pédagogique
De nombreux aménagements ont été réalisés pour préserver le site. A travers un sentier de découverte inauguré en 2023, vous pouvez admirer la mare pédagogique.
Si on tend l’oreille au printemps, on peut entendre les Alytes accoucheurs et Grenouilles vertes chanter. En se penchant un peu plus vers l’eau, vous aurez peut-être l’occasion d’apercevoir des larves de Salamandre tachetées ou de Triton palmé !
Le site accueille de nombreux élèves tout au long de l’année, curieux de découvrir sa richesse.

Les curieux du marais ©FNE Isère
Publié par FNE Isère
Le Jeudi 26 février 2026
https://www.fne-aura.org/actualites/isere/journee-mondiale-des-zones-humides-regard-sur-lens-du-marais-des-engenieres/
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