Soutenez-nous, faites un don !
Abonnez-vous à notre newsletter

— Actualités —

L’espèce du mois : la truite commune

Poisson emblématique de nos rivières, la truite commune est une espèce bioindicatrice. Elle témoigne de la bonne santé des écosystèmes aquatiques et de la qualité de l’eau. Mais elle doit surmonter de nombreux obstacles dans notre territoire. Poisson d’avril !!! Saurez-vous déjouer les pièges ?

Lundi 30 mars 2026 Biodiversité Eau

Son mode de vie en rivière

La truite commune apprécie particulièrement les eaux fraîches et bien oxygénées.

On la reconnait facilement à sa nageoire adipeuse, caractéristique des salmoniformes. Elle est généralement brune aux reflets ocres, ponctuée de taches rouges et noires. Son dos est généralement plus foncé que ses flancs.

Illustration d'une truite commune ©Léa Barbier

Elle peut vivre entre 6 à 13 ans et sa taille adulte oscille entre 20 à 35cm. Elle peut dépasser les 50cm en rivière et jusqu’à 1m en lac ou en mer !

Espèce prédatrice, elle se nourrit d’invertébrés, de crustacés et de mollusques. Adulte, elle se nourrit principalement de petits poissons et peut parfois croquer les pieds des baigneurs égarés, même si elle reste plutôt craintive.

Le Saviez-Vous ?

En hiver, lorsque vient la période de reproduction, la truite commune va chercher des zones peu profondes à faible courant.

Une fois l’emplacement choisi, la femelle creuse légèrement le lit de la rivière. Elle dépose ses ovules qui sont aussitôt fécondés par le mâle. Les œufs se glissent entre les graviers et sont recouverts par la femelle pour les protéger des courants et des prédateurs.

Truite commune dans une rivière ©Florian Pépellin (sous licence CC BY-SA 4.0)

La durée d’incubation des œufs dépend de la température de l’eau. On estime qu’elle est de 400 degrés-jour pour la truite commune. À la naissance, l’alevin reste sous les graviers pour se protéger puis sort au bout de quelques semaines et tente de se nourrir seul.

Une espèce vulnérable

En Isère, la souche « méditerranéenne » est classée « en danger » (EN) sur la liste rouge régionale de 2023.

Elles sont menacées par la pollution de l’eau. L’artificialisation des rivières dégrade les frayères et les berges où elles peuvent se nourrir et se cacher.

Les seuils et barrages sont les principaux obstacles, surtout en période de reproduction et lors des fortes chaleurs. Ils empêchent la remontée des truites et augmentent la température de l’eau. La truite commune préfère généralement des températures inférieures à 17 °C.

Heureusement, l’évolution l’a dotée de nageoires pectorales extensibles pour survoler seuils et barrages.

Et dans nos cours d’eau ? 

La Bonne à l'occasion du Printemps des Rivières 2026 ©Audrey Grée

On retrouve Salmo trutta, de son joli nom scientifique, dans la majorité de nos rivières. Pour la préserver, lieux de pontes et habitats sont protégés. En Isère, sa pêche est réglementée.

Pour qu’elles puissent nager à leur guise, de nombreuses passes à poissons sont aménagées sur les cours d’eau.

À l’occasion du Printemps des Rivières, nous nous retrouvons au détour d’un méandre, dans l’espoir de contempler ces ombres furtives. On raconte que, dans les murmures de la rivière, FNE Isère y a puisé l’inspiration pour créer le jeu de la truite…

Publié par FNE Isère

Le Lundi 30 mars 2026

https://www.fne-aura.org/actualites/isere/lespece-du-mois-la-truite-commune/

Partager


Je relaie

J'agis

Soutenez notre indépendance financière

Adhérez Faites un don

Avantage réduction d'impôts