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OAB : Observatoire Agricole de la Biodiversité dans la métropole grenobloise

Suivi de 4 protocoles permettant d’observer l’état de la biodiversité ordinaire chez des exploitants volontaires

Jeudi 14 novembre 2019 Agriculture

Pourquoi un observatoire ?

En partenariat avec Grenoble-Alpes Métropole, FNE Isère anime l’Observatoire Agricole de la Biodiversité sur le territoire agricole autour de l’agglomération grenobloise. Porté par le Muséum National d’Histoire Naturelle, cet observatoire a pour objectifs de faire connaître la biodiversité ordinaire inféodée aux milieux agricoles aux agriculteurs, d’étudier et mettre en lien pratiques agricoles et effets sur la biodiversité, et de participer à un inventaire national. L’idée étant de sensibiliser les agriculteurs à la biodiversité présente sur leurs parcelles, et à leur fournir des outils de diagnostic de l’état de santé écologique des parcelles suivies.
+ d’infos sur le site de l’OAB

En 2019, une quinzaine d’agriculteurs volontaires s’impliquent dans la métropole grenobloise. Quatre protocoles leurs sont proposés afin d’inviter l’agriculteur à regarder le sol autrement et d’enrichir son lien avec la vie du sol grâce à une démarche de réflexion agronomique. Ces observations font réfléchir aux conséquences des changements de pratiques agricoles sur la production et sur la biodiversité.

Véritable outil de suivi de l’état de la biodiversité

Sur et sous le sol de nos prairies, jardins et forêts, tout un petit monde œuvre, discrètement et efficacement, pour décomposer et recycler inlassablement la matière organique (feuilles mortes, excréments, cadavres…) qui s’y dépose. Cet écosystème est l’un des plus essentiels et riches de la planète. La faune du sol, en nombre d’espèces, représente environ 80% des espèces animales connues à ce jour. C’est pourquoi il est indispensable de les protéger.

4 protocoles pour 4 types de biodiversité

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Les vers de terre

Ce sont de bons indicateurs de la qualité des sols. Ils améliorent la fertilité et la structure des sols en dégradant la matière organique et aèrent et décompactent les sols en se déplaçant, ce qui favorise aussi l’infiltration d’eau, le développement des micro-organismes et la propagation des racines. En moyenne, 1 kg de vers de terre remue 270 kg de terre par an !
(c) MNHN

Les invertébrés du sol

• Les escargots et limaces participent à la décomposition de la matière organique, contribuant à la fabrication de l’humus et au maintien de la qualité des sols. Ils sont considérés comme ravageurs des cultures car certaines espèces posent de réels problèmes ; toutes ne sont pas  phytophages (espèces se nourrissant de matières végétales).
(c) MNHN

• Les carabes sont des prédateurs des ravageurs (mollusques, mais aussi pucerons…), ce sont donc des auxiliaires de culture. Ils sont favorisés par la présence de haies, ou par la couverture du sol.

• D’autres invertébrés du sol, comme les fourmis, participent à l’aération du sol. Les araignées ou les mille-pattes sont des prédateurs de ravageurs de culture.

Les abeilles solitaires

Il en existe environ 1000 espèces en France, dont les bourdons, qui jouent un rôle complémentaire à celui des abeilles. Certaines espèces sont plus actives à basses températures, alors que d’autres sont spécialisées sur certaines fleurs. Les espèces se succèdent au fil de la saison et assurent la pollinisation de tout le cortège de plantes. Ces espèces ont besoin d’un milieu diversifié pour pouvoir faire leur nid.
(c) FNE Isère

Les papillons

Ils participent également à la pollinisation, et sont indicateurs de la diversité végétale de leur milieu (prairie, présence de haies, de jachères…) : les fleurs sont sources de nectar pour les adultes et ils sont dépendants d’une plante-hôte pour l’abri et l’alimentation de leur chenille. Plus la végétation est diversifiée, plus le cortège d’espèces de papillons sera important.
(c) Océane Doledec

Lier les pratiques agricoles et les espèces présentes au niveau national

Les données recueillies sont transmises et analysées par le Muséum National d’Histoire Naturel, dans le but  de mieux comprendre les interactions entre le sol, les organismes, les paysages et nos activités. Les conclusions sont ensuite restituées au niveau local aux agriculteurs intéressés, pour leur permettre une réflexion commune sur les liens entre la biodiversité environnante et leurs pratiques culturales.
Si vous êtes intéressés par cette biodiversité agricole encore trop peu étudiée, que vous soyez débutant naturaliste ou expert, si vous souhaitez animer avec nous des protocoles, rejoignez-nous vite ! Il vous suffit de contacter Julie LEPRINCE, l’animatrice de cet OAB, par mail (julie.leprince@fne-aura.org) ou par téléphone au 04 76 42 98 46.

Avec le soutien de

Publié par FNE Isère

Le Jeudi 14 novembre 2019

https://www.fne-aura.org/actualites/isere/loab-observatoire-agricole-de-la-biodiversite-dans-la-metropole-grenobloise/

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