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Portraits de bénévoles : Alexandra

Les mots d’Alexandra… « J’ai grandi à Condrieu, chez un grand-oncle qui avait un grand jardin. Et dans ce jardin-là, il y avait un arbre magique, tu pouvais grimper dans les branches. C’était comme un petit havre de paix, une cachette excellente, un lieu de jeux. Cet environnement, cet arbre, je l’aimais tellement qu’il y a eu une sorte de respect qui s’est décliné au fil des années, et je l’ai exprimé après par une volonté de vraiment protéger la nature. Parce que sans la nature je pense que l’on n’est rien. La nature c’est quelque chose qui fait partie de nous et que j’aime profondément ».

Jeudi 06 décembre 2018 Vie associative

Du spectacle vivant à l’environnement…

Alexandra est née à Madagascar, elle a 46 ans, est maman de trois enfants et bénévoles à la FRAPNA depuis décembre 2016. Diplômée d’un DEUG en Lettre Moderne et d’une Maîtrise Information et communication, elle débute sa carrière à Paris, en 1998, en tant que Chargée des relations publiques au théâtre du Chaudron. Le domaine de la culture et du spectacle vivant, c’est une véritable passion, elle s’enrichie de ses rencontres avec les artistes et engrange de nombreuses connaissances. C’est en 2001 qu’Alexandra revient sur Grenoble. En 2003, elle est embauchée à la Rampe à Echirolles. Elle s’occupe des relations avec le public, de la communication, de l’accueil des compagnies, des relations de presse, etc. C’est un poste à responsabilités, prenant et chronophage, mais dans lequel Alexandra s’épanouie et s’investie. En 2014, après 11 ans d’exercice, elle commence à ressentir de la lassitude. Face à cette constatation, Alexandra décide de réaliser, en 2015, un bilan de compétences qui va être une véritable révélation : « Ce bilan de compétence m’a permis de pointer vraiment ma volonté de travailler dans l’environnement. Je me suis toujours intéressée à l’actualité de l’environnement. Il m’a permis de me dire et bien puisque tu as envie de changer d’horizon pourquoi ne pas agir dans ce secteur-là ».

Elle prend alors la décision d’entamer une reconversion professionnelle, elle quitte son poste fin septembre 2016. Ce sera l’occasion pour elle, d’avoir enfin du temps et de l’énergie à consacrer à d’autres envies, ainsi qu’à ses recherches d’une voie de reconversion. Dans cette optique, elle débute une enquête métier. C’est dans ce cadre, qu’Alexandra fait la connaissance de Marion Herbin-Sanz, Chargée de Communication à la FRAPNA Isère. Lors de cette rencontre, Marion lui présente les actions de la FRAPNA et notamment celles de la Commission festival, qui va tout de suite interpeller Alexandra. En effet, ce sont des activités qui lui permettraient de s’insérer dans le champ de l’environnement, tout en valorisant son expérience. « Il y avait ce côté artistique qui était aussi présent, donc ça me plaisait. Je trouve que c’est intéressant dans la commission d’avoir des bénévoles, qui appréhendent de façon nouvelle les films. Parce que c’est important que les films s’ouvrent au grand public, pour sensibiliser le maximum de personnes à la protection de l’environnement ». Elle s’investie ainsi en tant que bénévole au sein de cette commission et participe à la préparation de l’édition de 2017 : à la définition de la thématique, au visionnage et à la sélection des films.

Démocratisation, éducation et sensibilisation : les leitmotivs d’Alexandra

Alexandra a aussi trouvé à la FRAPNA un espace d’échange et de discussion qui lui est cher. Elle a une véritable volonté de partage avec le public et a à cœur d’œuvrer de manière concrète à la sensibilisation à l’environnement. Elle fait d’ailleurs des ponts entre vulgarisation de la culture et accès pour tous à certains microcosmes comme peut l’être parfois celui de la protection de l’environnement. Elle a toujours tenté de lutter contre un certain élitisme culturel et souhaite poursuivre cette tâche avec la problématique de l’environnement, notamment à travers l’éducation des générations futures. C’est d’après elle, le meilleur moyen d’avoir un impact pour influer sur des habitudes difficiles à faire évoluer. Elle a pu retrouver ces objectifs dans la diffusion du festival du film Nature Environnement, réalisé chaque année par la FRAPNA : « Je trouve que le festival il est aussi là pour éveiller, pour faire prendre conscience d’autres façons de faire et d’alerter de manière très pédagogique le grand public sur les enjeux environnementaux. C’est cette raison-là qui m’a fait rentrer dans la commission festival. Il s’adresse aussi à des scolaires et là on touche tous les milieux sociaux. Ça permet vraiment d’ouvrir sur des personnes qui n’ont pas du tout de préoccupations environnementales. Les enfants sont prescripteurs ». C’est d’ailleurs dans le secteur de l’éducation à l’environnement qu’Alexandra a choisi de poursuivre sa carrière, elle a entamé une formation à distance : un BTS GPN (gestion et protection de la nature).

Une bénévole investie

En parallèle de son engagement auprès de la FRAPNA, Alexandra est une bénévole accomplie et investie. Elle a en même temps que la FRAPNA, rejoint l’Alliance Paysans Ecologiste Consmacteur de l’Isère, réseau qui gère et anime les AMAP du département. Elle a pu entre-autres participer à l’organisation d’un spectacle sur l’alimentation. Elle a également été amenée à réaliser un stage au Pic Vert, une association de protection de la nature et a souhaité poursuivre en tant que bénévole le travail débuté. Elle suit ainsi le projet de création d’un sentier pédagogique et participe activement à la campagne de prévention des amphibiens.

Mais alors, le bénévolat qu’est-ce qu’on y trouve ?

Pour Alexandra, c’est d’abord un lieu de partage et de collectifs : « C’est aussi l’énergie collective qui me fait vibrer. La relation humaine c’est quelque chose qui me porte depuis toujours ». C’est aussi une occasion pour Alexandra d’apprendre pleins de choses et de faire des rencontres intéressantes. Mais plus encore c’est un moyen de se réaliser : passer par le bénévolat lui a permis de remettre du sens dans ce qu’elle faisait. « Le bénévolat m’apporte un équilibre dans le fait de passer à l’action. Être actrice dans un domaine où l’on a une forte envie, ça change tout, ça apaise, ça rend plus équilibré dans ce que l’on a envie d’être, ça donne un sens au faire. Et ça c’est confortable, j’ai une chance folle, par rapport à d’autres qui n’ont pas forcément le choix ». Et oui, parce qu’être bénévole, ce n’est pas seulement fournir une aide ponctuelle. Alexandra a pu être pleinement actrice dans la Commission festival, notamment lors de la sélection du jury. Elle a proposé des personnes issues du monde de la culture, qui ont été retenues comme membres du jury 2017. Être bénévole à la FRAPNA c’est aussi avoir une place active dans l’association.

Et pour s’engager ? Qu’est-ce qu’il faut ?

« Il faut suivre son intuition. Ce qui est important c’est de savoir qu’il n’y a pas une compétence spécifique souhaitée, parce que ça fait peur quand tu veux t’engager. On se dit : est-ce que je vais être à la hauteur ? Est-ce que j’ai les connaissances nécessaires ? Ça intimide, du coup on n’ose pas franchir le pas ». C’est l’échange avec Marion Herbin-Sanz qui l’a rassuré, ainsi il ne faut pas hésiter à venir rencontrer les acteurs de l’environnement, ou les salariés des associations. « Pour faire du bénévolat, il ne faut pas se dire que ça nécessite des compétences particulières. Les compétences on les acquiert au fil de son bénévolat, au fil des échanges et des rencontres.  Et puis on a forcément des compétences de toute façon. Et c’est bien aussi de les mettre à disposition d’une énergie collective, de les étoffer en fonction des rencontres. Il faut oser franchir le pas en se disant : on a chacun/chacune quelque chose à apporter ».

Publié par FRAPNA Isère

Le Jeudi 06 décembre 2018

https://www.fne-aura.org/actualites/isere/portraits-de-benevoles-alexandra/

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