Rencontre avec nos bénévoles ! #5
Lisa Brun, bénévole sur le comptage des oiseaux. Déjà investie dans l’accueil des visiteurs à l’Ecopôle du Forez, Lisa se plaît à explorer les différentes facettes de la vie du site. Cet hiver, elle a participé à deux sessions de comptage ornithologique aux côtés de Mickaël. Repérer des espèces, les compter, suivre leur évolution… Et plein de petits détails qu’elle garde précieusement en tête.
« Je me retrouve avec des spécialistes, qui reconnaissent une espèce rien qu’au chant ou à la silhouette. Ils me partagent leurs connaissances et c’est vraiment enrichissant »

Comment es-tu devenue bénévole ?
J’ai toujours aimé faire du bénévolat. En 2019, j’ai animé des bibliothèques de rue pour des enfants réfugiés avec le mouvement ATD Quart monde, et depuis 2021, je suis bénévole à l’association Mandroso, qui aide les enfants de Madagascar en leur garantissant l’accès à l’éducation et à une alimentation saine.
J’ai découvert FNE par hasard, en tombant sur un flyer à la Fabuleuse cantine de Saint-Etienne. Il proposait de s’inscrire comme bénévole à l’Écopôle. À ce moment-là, je réfléchissais à m’orienter vers la protection de la nature et la sensibilisation des publics. Je me suis dit, quitte à faire quelque chose, autant le faire dans un domaine que j’aime. Dans le bâtiment d’accueil de l’Écopôle, il y a un tableau avec les résultats du comptage des oiseaux, j’ai demandé s’il était possible d’y participer.
En quoi consiste ta mission ?
Les comptages à l’Écopôle ont lieu tous les quinze jours sur une demi-journée. Jumelles en main, j’ai suivi Mickaël, salarié à FNE Loire, sur un tour de plusieurs points d’observation bien définis. Il revient toujours aux mêmes endroits. L’idée c’est de suivre les espèces au fil des saisons, de repérer les migrations, les départs comme les arrivées. Sur l’Écozone, le principe est le même mais c’est plus étalé. On s’y est rendus la semaine suivante, dès 9h du matin. Olivier, un autre bénévole, s’est joint à l’équipe et on a passés la journée sur le terrain, en s’arrêtant à différents étangs et sur les bords de Loire entre Feurs et Montrond-les-Bains.
On observe, on note, on prend le temps. On a pique-niqué tous les trois le midi, avant de revenir sur les coups de 16h.
Les résultats sont affichés à l’Écopôle, pour informer les visiteurs, mais ils servent aussi à un suivi scientifique plus global.
Qu’est-ce qui t’a plu dans cette expérience ?
J’ai toujours aimé observer les oiseaux. Quand j’étais petite, mon grand-père m’emmenait les regarder et les écouter avec lui. Là, je me retrouve avec des spécialistes, qui reconnaissent une espèce rien qu’au chant ou à la silhouette. Ils me partagent leurs connaissances et c’est vraiment enrichissant. Si le climat n’est pas favorable, j’ai appris que certaines espèces de chenilles pouvaient décider d’attendre une année de plus avant de sortir de leur cocon. Durant la traversée, on est également tombé sur une feuille avec des motifs étonnants. Mickaël m’a expliqué qu’un papillon était venu y pondre, et qu’on pouvait ainsi suivre la trace laissée par la larve jusqu’à son éclosion.
J’aime voir la passion avec laquelle Mickaël continu de venir. Il a dû faire ces comptages des centaines de fois et il le fait toujours avec la même énergie. Je ne serais pas contre le suivre lors de prochaines excursions.
J’aimerais bien participer à d’autres missions également, comme le suivi du castor. Une sortie chauve-souris avec Mélanie est déjà prévue. C’est toujours un plaisir de découvrir le métier des autres et d’apprendre sur le terrain.
Propos recueillis par Azélice MARTEL.
Publié par FNE Loire
Le Mardi 01 juillet 2025
https://www.fne-aura.org/actualites/loire/rencontre-avec-nos-benevoles-5/
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