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Rencontre avec nos bénévoles !

Alain Lemaitre, animateur nature et photographe à l’Ecopôle du Forez. Originaire de Normandie, Alain Lemaitre est tombé sous le charme de la nature dès son plus jeune âge. En descendant dans le Forez, autour des année 1980, il est fasciné par la transformation de l’Ecopôle, passé d’anciennes gravières à refuge pour la biodiversité. Depuis une dizaine d’années, le passionné de photographie y partage son savoir.

Alain Lemaitre, animateur nature et photographe à l’Ecopôle du Forez

« La clef du bénévolat, c’est le partage. C’est autant donner que recevoir. »

Qu’est-ce qui t’as motivé à devenir bénévole ici ?

J’ai développé une curiosité pour les oiseaux quand j’étais enfant, pendant mes longues vacances d’été. La forêt se trouvait à deux pas de chez moi et je m’y suis complètement épanoui. C’est aussi là que j’ai commencé à m’intéresser à la photographie.
L’Ecopôle n’avait pas encore vu le jour quand je suis arrivé dans la région. A l’époque, l’endroit était en piteux état. La FNE, anciennement FRAPNA, a mobilisé salariés et bénévoles pour nettoyer et regénérer le milieu. En l’espace de 40 ans, la progression a été fulgurante. L’association a prouvé qu’on pouvait faire d’une zone délaissée et polluée, un petit paradis. J’ai vu mes premières grues cendrées durant une sortie organisée par FNE. Ce qui m’a attiré ici, c’est l’orientation vers la découverte et l’animation nature. Aujourd’hui, je guide à mon tour les visiteurs pour qu’ils puissent observer au mieux les oiseaux.

En quoi consiste ta mission ?

J’arrive toujours un peu avant l’ouverture pour repérer ce qu’il se passe sur les étangs. Nous sommes au moins deux sur place, l’un accueille le public au sein du bâtiment intérieur, que l’on appelle la nef, et l’autre emmène un groupe sur le terrain. Au mois de mars, on va admirer la parade des grèbes huppés, au mois de juin, la nidification des jeunes oies. L’Ecopôle m’a appris beaucoup de choses, en particulier à m’adapter. Chaque visiteur vient ici avec des attentes différentes, certains souhaitent juste se promener, d’autres veulent approfondir leurs connaissances.
Le site ne se résume pas seulement aux oiseaux, c’est tout un écosystème. Peu de personnes savent que les libellules restent entre trois et cinq ans sous l’eau et qu’on ne les voit qu’une quinzaine de jours dans leur vie aérienne. Avec les enfants, je fais toujours un petit détour par la mare pédagogique pour leur montrer les insectes et les grenouilles.

Quel aspect de plaît particulièrement ?

On assiste à des spectacles parfois. J’appelle spectacle une scène qui déclenche une émotion. L’envol synchronisé de la totalité des oiseaux au passage d’une montgolfière, des grues cendrées dans le brouillard, que l’on entend sans voir, que l’on devine danser avant qu’elles n’apparaissent.

Qu’est-ce que tu retiens de ton expérience de bénévole ?

La clef du bénévolat, c’est le partage. C’est autant donner que recevoir. J’en apprend tous les jours grâce aux échanges avec les visiteurs et les autres bénévoles. L’un d’eux m’a tout dévoilé sur le Martin-Pêcheur, cet oiseau magnifique qui ne laisse aucune chance à ses petits qui ne savent pas pêcher. J’ai même convaincu un jeune visiteur de devenir bénévole à son tour. Il n’y a pas besoin d’y consacrer tout son temps, il faut simplement savoir prendre le temps.

 

Propos recueillis par Azélice MARTEL.

Publié par FNE Loire

Le Lundi 03 février 2025

https://www.fne-aura.org/actualites/loire/rencontre-avec-nos-benevoles/

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