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Un chantier inédit de régénération « low tech » sur une rivière dans l’Ain : des résultats après 6 mois !

Imaginez l’Agnin, un cours d’eau creusé et reméandré par nos ancêtres pour en faire un linéaire droit, d’apparence sans souci… En réalité sans vie ! En effet, pendant des décennies, l’Agnin a continué à se creuser, l’eau s’écoulant trop rapidement, et cela a impacté les habitats, la température de l’eau et toute la biodiversité inféodée à la rivière…

Jeudi 07 mai 2026 Eau Gestion d'espaces naturels

Heureusement, la commune de Colomieu et l’association Pour une Hydrologie Régénérative ont décidé d’agir pour redonner sa place au cycle de l’eau. Un objectif : réhydrater le territoire ! Pour rendre la rivière fonctionnelle, une idée : la régénération « low-tech ». Ces techniques se fondent sur la nature, notamment les ouvrages créés par les castors, afin de ralentir le chemin de l’eau. Cela permet à la rivière de se reméandrer à sa façon, ce qui va alors laisser la place à la végétation, aux sédiments et créer de nouveaux habitats, grâce à des températures plus adaptées, des cachettes, des débits rapides et d’autres moins. Lors de deux journées d’octobre, des volontaires se sont mis à la tâche et ont installé neuf ouvrages faits de branches et de pieux sur l’Agnin. Ces ouvrages obligent l’eau à creuser sur les côtés au lieu de creuser le fond, ce qui reméandre la rivière et fait remonter le lit. La bonne nouvelle ? Même si elles demandent certaines connaissances, ces techniques sont bien moins coûteuses qu’une pelleteuse : 137 000 euros de dépensés contre 500 000 pour ce chantier !

Une question se pose : ces techniques qui se fondent sur le vivant, fonctionnent-elles vraiment ? La réponse est oui. Les résultats sur l’Agnin sont probants. En six mois, le lit de la rivière a déjà remonté. Il est possible d’observer des accumulations de sédiments en aval des ouvrages, dont sept sont toujours en place en avril, la rivière ayant décidé de casser deux d’entre eux car, au final, c’est la rivière qui est architecte de son propre parcours. Ce processus naturel semble une réussite. D’autres études sont prévues, notamment sur la santé des sols et l’état de la faune et de la flore. Premier chantier de ce type dans l’Ain, les connaissances sont à prendre. Et c’est précisément l’envie des personnes à l’origine de ce projet : essaimer les bonnes idées. Prenons-en de la graine pour nos rivières !

Publié par FNE Ain

Le Jeudi 07 mai 2026

https://www.fne-aura.org/actualites/ain/un-chantier-inedit-de-regeneration-low-tech-sur-une-riviere-dans-lain-des-resultats-apres-6-mois/

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