Bilan 2025 de la campagne « Halo à l’eau » en Isère
Depuis 2023, FNE Isère participe à la campagne « Halo à l’eau » sur la pollution lumineuse des milieux aquatiques. Plusieurs actions sont menées pour diminuer les nuisances lumineuses sur ces écosystèmes fragiles. Et vous aussi, vous pouvez participer !
La campagne « Halo à l’eau »
En Isère, de nombreux cours d’eau traversent nos aires urbaines. Ces milieux sont aussi utilisés par de nombreuses espèces animales pour vivre ou se déplacer : plancton, oiseaux, mammifères (dont les chauves-souris), insectes, poissons…
Les activités humaines impactent fortement ces cours d’eau. C’est notamment le cas de la lumière artificielle. Or, cette lumière provoque d’importantes perturbations sur le vivant : modification du comportement, des déplacements, des rythmes biologiques… Tous les stades de vie peuvent être atteints, de l’embryon dans son œuf à l’adulte. La base de l’écosystème aquatique, le plancton, est elle aussi impactée.
À ce titre, l’arrêté du 27 décembre 2018 interdit tout éclairage direct des plans d’eau et cours d’eau depuis le 1er janvier 2020.
Pour mieux appréhender l’ampleur de cette problématique, FNE Isère travaille depuis 2023 sur une campagne participative baptisée « Halo à l’eau ». Cette campagne a pour objectif de repérer les éclairages impactant les milieux aquatiques. Des relevés sont réalisés sur plusieurs cours d’eau du département, particulièrement au niveau des grands axes urbains comme l’agglomération grenobloise ou le Grésivaudan.

Aperçu de la campagne "Halo à l'eau" 2025 : prospections et formation
La campagne de 2025
Une formation sur la pollution lumineuse des milieux aquatiques a été proposée en octobre 2025. C’était l’occasion de présenter les enjeux, la campagne Halo à l’eau et les actions possibles pour lutter contre cette forme de pollution lumineuse.
Les cours d’eau étudiés les années précédentes sont toujours suivis. Certains points impactants ont été rénovés depuis 2023 et 2024. Un retour sur les travaux et l’amélioration constatée a été fait aux communes.
En 2025, 4 nouveaux cours d’eau ont été prospectés dans le cadre de la campagne participative (14km de linéaire au total) :
- Le torrent de Jaillères (3,8km)
- Le torrent de Gamond (1,5km)
- Le torrent du Mont Pellet (4,6km)
- Le torrent de l’Aiguille (4,1km).

Au total, 7 points impactants ont été relevés sur les 4 cours d’eau prospectés. Trois de ces points éclairent directement l’eau et doivent être rénovés dès que possible. C’est un résultat plus faible qu’attendu, ce qui est positif pour les milieux aquatiques : l’éclairage est limité à l’aplomb des cours d’eau.
D’autres préconisations sont également communiquées aux communes pour améliorer l’éclairage à proximité et ainsi diminuer la pression globale de la pollution lumineuse.

Vous-aussi, vous pouvez participer !
En 2026, les prospections vont continuer sur les contreforts de Chartreuse, tout en continuant le suivi des milieux déjà étudiés.
Si vous souhaitez participer, c’est possible ! Une formation est prévue le 07 octobre 2026, vous pouvez la retrouver dans notre agenda en ligne.
Vous pouvez aussi signaler les points lumineux éclairant l’eau sur le site ou l’application Sentinelles de la Nature.
D’autres prospections seront réalisées au cours de l’année par la commission biodiversité. Pour plus d’informations, contactez Annaëlle Deville de FNE Isère (annaelle.deville@fne-aura.org)
Un grand merci à tous les participants !
Ce projet a bénéficié du soutien financier de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse. L’agence de l’eau est un établissement public de l’État qui œuvre pour la protection de l’eau et des milieux. Elle perçoit des taxes sur l’eau payées par tous les usagers et les réinvestit auprès des maîtres d’ouvrages (collectivités, industriels, agriculteurs et associations) selon les priorités inscrites dans son programme « Sauvons l’eau 2025-2030 ». Plus d’information sur www.eaurmc.fr
L’agence de l’eau soutient les actions visant à restaurer le fonctionnement naturel des milieux aquatiques. Construction de digues, seuils en rivières, enrochements des berges, coupure de méandres… ces aménagements constituent l’une des premières causes de la dégradation de la qualité des eaux et de l’appauvrissement de la biodiversité aquatique. Redonner aux rivières leur fonctionnement naturel, c’est aussi améliorer leur résilience au changement climatique et jouer la carte de l’attractivité des territoires.
Publié par FNE Isère
Le Lundi 02 mars 2026
https://www.fne-aura.org/actualites/isere/bilan-2025-de-la-campagne-halo-a-leau-en-isere/
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