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Nos abeilles noires en souffrance

Depuis 2018, France Nature Environnement Loire dispose de son rucher à la Maison de la Nature. La récolte de miel 2019 se révèle très faible : 5 kg ! Cette année, la récolte en France correspond à 35 % d’une année normale. Voici quelques clés pour comprendre.

Les pesticides

Diverses études montrent que l’exposition forte et continue des larves d’abeilles réduit leur longévité de 23 %. Cela affecte aussi leur système immunitaire, leur sens de l’orientation, leur faculté d’apprentissage et leur capacité de reproduction. Comme les néonicotinoïdes enrobent les semences, ils circulent dans toute la plante, jusqu’aux fleurs. C’est là que les abeilles trouvent pollen et nectar. Or, le pollen sert de nourriture aux larves. L’effet cocktail des néonicotinoïdes et des fongicides double la mortalité des abeilles. Moins d’abeilles, cela signifie une récolte de miel plus faible. Une abeille butine dans un rayon d’environ 3 km. Notre rucher est relativement préservé.

Le varroa

Arrivé d’Asie par les échanges commerciaux mondialisés, cet acarien se nourrit des corps gras de l’abeille. Ces corps gras assurent des fonctions essentielles. En y injectant des substances digestives, les varroas contaminent les abeilles avec des virus et des bactéries. Ils se reproduisent dans les alvéoles qui abritent les larves. Les abeilles naissent plus petites avec des ailes atrophiées et un système nerveux dégénéré. Ces abeilles handicapées ne peuvent tout simplement pas participer à la vie de la ruche ! Il est donc indispensable de traiter les ruches chaque année.

Varroa destructor, vu de dessous à gauche et de dessus à droite

Le frelon asiatique

Ramené d’Asie de la même manière que le varroa, il se positionne devant les ruches pour attraper les abeilles et s’en nourrir. Elles n’osent plus sortir butiner et ne ramènent donc pas le pollen et le nectar. Pour l’instant, notre rucher est épargné.

Frelon asiatique, reconnaissable à son thorax noir et ses pattes jaunes.

Une question de météo

Après un printemps froid et humide, la sécheresse et les épisodes de canicule ont limité de nombre de fleurs. Et donc de nectar et de moindre qualité. C’est ce nectar que les abeilles transforment en miel. Les abeilles ont aussi besoin d’eau pour rafraîchir la ruche et pour leur métabolisme. Elles peuvent mourir de chaud et de soif. Les fortes chaleurs déforment la cire et les abeilles ne peuvent pas correctement remplir les alvéoles. Déjà l’an passé, le temps sec avait impacté la récolte de miel de nos abeilles noires. Cette année aussi, c’est l’explication retenue pour notre faible récolte de miel.

Des pistes pour augmenter la récolte de miel

Acheter bio : c’est meilleur au goût, pour notre santé et celles des animaux, des insectes… Cela contribue à une meilleure qualité de l’eau, du sol et de l’air. Cela encourage les agriculteurs à changer leurs pratiques.

Signer des pétitions pour faire pressions sur les décideurs et interdire tous les pesticides de synthèse et les traités commerciaux aberrants entre continents.

 

Crédit photo de l’en-tête : © Pixabay

Publié par FNE Loire

https://www.fne-aura.org/actualites/loire/nos-abeilles-noires-en-souffrance/

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