PESTICIDES DANS L’EAU : attention !!
Il y en a de plus en plus dans l’Allier et certains affluents, ceci nuit évidemment beaucoup à la qualité de l’eau...une majorité de captages concerne l’Allier au niveau de la métropole clermontoise, mais aussi la Limagne au sens large.....zones aussi touchées par les pollutions aux nitrates dans l'eau (vulnérables).
De plus en plus de pesticides dans l’Allier et ses affluents, ceci nuit beaucoup à la qualité de l’eau, une majorité de captages concerne l’Allier par exemple au niveau de la métropole.
C’est aussi à ce niveau d’ailleurs que l’on trouve des nitrates en excès dans l’eau, plusieurs communes de la CAM étant classées depuis longtemps comme Zones Vulnérables aux Nitrates..et d’autres plus récemment…
Si on cumulait les dépenses liées à l’amélioration nécessaire des captages, liées à l’emploi de pesticides (achat, matériel..), liées aux effets sur la santé : n’y aurait il pas des solutions plus saines pour nous tous et la nature et qu’emploient journellement les agriculteurs bios, que l’état aide de moins en moins…de même par rapport aux nitrates..
Beaucoup de captages doivent être abandonnés car il serait trop cher de les remettre en route !
A l’heure où les « intoxications » des agriculteurs aux pesticides deviennent des maladies professionnelles !! ne faudrait il pas changer décidément de modèle agricole ?
https://www.fne-aura.org/uploads/2025/06/tract-duplomb-5.4.pdf
CP FNE AuRA : un enjeu de santé publique
https://www.fne-aura.org/communiques/region/interdire-les-pesticides-agricoles-dans-les-cours-deau-un-enjeu-de-sante-publique/
28 mai 2025, à 13h : manifestation devant la chambre d'agriculture, contre la réintroduction de l'acétamipride, néocotinoïde soi disant pas toxique selon le sénateur Duplomb, ceci pour préserver la filière noisette (et betterave), mais en fait insecticide très dangereux.....FNE63 est là, avec d'autres associations..
Selon Marc Peyronnard (FNE AuRA), sur le besoin de l’insecticide acétamipride
«La jaunisse de la betterave est très ancienne, et sur les vieux livres d’agronomie (en 1965, quand j’étais à l’école d’agriculture), il n’y avait pas d’autre solution que la rotation des culture sur 8 ans, mais c’était très efficace. Réintroduire des rotations longues a bien d’autres avantages agronomiques, et serait largement suffisant pour maintenir la production de sucre, tout en améliorant la résilience de l’agrosystème. Cultiver trop de sucre pour la malbouffe et pour faire des agrocarburants, n’est pas non plus très utile et ne justifie pas des dérogations aux néonicotinoïdes.
Pour le Balanin de la noisette, la première des mesures est de ramasser les noisettes véreuses (elles tombent en premier) et de les éliminer pour en neutraliser la reproduction. Le Balanin ne se reproduit que sur les noisetiers. L’opération se fait avec le même matériel de ramassage que les autres noisettes (les producteurs ne ramassent plus les noisettes à la main), c’est ce que font les rares producteurs bio. Avec ces ramassages précoces et ciblés, les dégâts par les vers qui survivent sont faibles. Combiner avec l’élevage des poules et des pintades (oiseaux forestiers) sous les noisetiers, ces animaux étant toujours à la recherche de petits vers et larves, est aussi super efficace !
Il y a actuellement des recherches à l’INRAE sur les odeurs pour masquer l’odeur de noisetier et éloigner le Balanin. ou l’utilisation de phéromones pour attirer les insectes et les piéger.
Les pièges à phéromones sont utiles contre la punaise diabolique, l’utilisation de petites guêpes parasitoïdes a démontré son efficacité, reste à lancer la production de masse de ces guêpes, qui ne sera jamais rentable si on utilise des insecticides. L’expérience montre que pour la pyrale du maïs, les insectes parasitoïdes sont compétitifs par rapport aux autres moyens de lutte ; insecticides et OGM… »
Depuis 2016, une brochure annuelle régionale AuRA de qualité des eaux vis à vis des pesticides dresse la synthèse des résultats d’analyses « pesticides » dans les eaux superficielles et souterraines.
Ce travail est réalisé dans le cadre du groupe de travail Ecophyto «Eau et produits phytosanitaires», piloté en Auvergne-Rhône-Alpes par la DREAL et animé par FREDON AURA. FNE est invitée à participer à la mise en forme.
Les données mobilisées pour cette synthèse sont issues :
– des réseaux portés par les agences de l’eau : réseaux de Contrôle de Surveillance (RCS), réseaux de Contrôle Opérationnel (RCO) et réseaux Complémentaires des Agences (RCA)
– du réseau complémentaire PHYT’EAUVERGNE
– des réseaux départementaux du Contrôle Sanitaire de l’Agence Régionale de Santé (surveillance de la qualité sanitaire de l’eau destinée à la production d’eau potable)
– des réseaux gérés par les Conseils Départementaux
– de suivis spécifiques effectués par certaines collectivités locales
Voir données ci dessous AT
https://www.eauetphyto-aura.fr/les-produits-phytosanitaires-dans-notre-environnement/qualite-des-eaux-vis-a-vis-des-produits-phytosanitaires/
Brochure bilan 2023, sortie début 2025
https://www.eauetphyto-aura.fr/wp-content/uploads/2025/04/2025-04_BSA-AURA_Donnees-2023_vf.pdf
https://www.fne-aura.org/uploads/2025/05/igedd-rapport-pesticides-2024-cgaaer.pdf
Publié par FNE Puy-de-Dôme
Le Vendredi 30 mai 2025
https://www.fne-aura.org/actualites/puy-de-dome/pesticides-dans-leau-attention/
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