Jusqu’où la FNSEA et ses affidés oseront-ils aller ?
Toujours plus d’eau, toujours plus d’engrais chimiques et toujours plus de pesticides...
Nous n’en finissons pas d’écarquiller les yeux face aux outrances de la FNSEA/JA et de leurs pseudos opposants de la Coordination Rurale. Rien ne les arrête pour utiliser toujours plus d’eau, toujours plus d’engrais chimiques et toujours plus de pesticides. Ils ont pourtant déjà empoisonné les sols aux métaux lourds (cadmium en tête) et aux poisons chimiques (pesticides et PFAS), contaminé la quasi-totalité des eaux de surface et des nappes phréatiques (avec leurs nitrates, phosphates et pesticides), pompé sans vergogne dans les nappes et cours d’eau les mettant à sec, drainé et détruit 2/3 des zones humides en quelques décennies.
Mais cela ne leur suffit pas, ils en veulent toujours plus pour leurs cultures intensives gavées aux subventions. Ce sont maintenant les SDAGE* (documents de gestion consensuels élaborés à l’échelle des grands fleuves) qui sont la cible des Chambres d’agricultures (contrôlées par la FNSEA pour leur immense majorité) qui sont attaqués frontalement. Elles revendiquent le droit d’utiliser l’eau sans limite, d’assécher les cours d’eau et les nappes d’eau pour alimenter d’immenses stockages de surface pour arroser le dieu maïs ! Alors qu’il ne s’agit pas d’alimentation humaine mais d’agrocarburants, de méthaniseurs et de porcs et volailles en élevages concentrationnaires.
Toujours plus de pesticides… Peu importe si les effets bénéfiques de l’interdiction des néonicotinoïdes commencent à se percevoir et si 2 millions de citoyens ont signé une pétition pour signifier leur opposition à la réintroduction de ces insecticides dévastateurs. Et peu importe si les scientifiques ne cessent d’alerter et si les publications scientifiques récentes démontrent la relation entre pesticides et perte de biodiversité (notamment des sols) et entre pesticides et cancer. Ils osent en demander encore plus et s’attaquer aux zones de non traitement si chèrement acquises autour des zones habitées !
Et toujours moins d’aides pour protéger la biodiversité et la qualité de l’eau… Le financement des mesures agro-environnementales vient d’être réduit à 3 ans au lieu de 5 ans ; les aides à l’agriculture biologique sont payées au compte-goutte et l’aide à son maintien supprimée ; les soi-disant mesures de protection des captages d’eau potable ne sont jamais mises en œuvre et les milliards d’euros dépensés pour les plans Ecophyto se sont soldés par une augmentation de la consommation des pesticides…
Les ministres de l’agriculture et les chefs de gouvernement sont plus que jamais à la botte des syndicats agricoles. La loi d’urgence agricole va encore faciliter les bassines, fouler au pied la gestion locale de l’eau, en introduisant un droit de véto au ministre de l’environnement (qui n’est de plus en plus qu’une marionnette vassalisée par le ministère de l’agriculture et aux ordres d’un premier ministre d’une complaisance nauséabonde avec les organisations agro-industrielles).
Les laisserons-nous continuer à accaparer l’eau et la polluer sans vergogne, nous empoisonner, nous et nos enfants, et anéantir le vivant sans bouger ? Réveillons-nous ! Demandons à nos élus locaux de défendre la qualité de l’eau que nous buvons et notre droit à une alimentation saine. Disons aux parlementaires, qui sont censés nous représenter, que nous n’en pouvons plus de leur complicité avec ceux qui clament nous nourrir mais qui nous empoisonnent en réalité ! Sauvons l’eau, sauvons le vivant, sauvons nos vies !
Eric Feraille
Trésorier
[Édito Newsletter mensuelle Mai 2026]
* SDAGE : Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux.
Publié par FNE Auvergne Rhône Alpes
Le Lundi 11 mai 2026
https://www.fne-aura.org/actualites/region/jusquou-la-fnsea-et-ses-affides-oseront-ils-aller/
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