— Communiqués —

Emmanuel MACRON à Chamonix

Des mesures AMBITIEUSES, RADICALES et CONCRÈTES attendues pour le CLIMAT

Mardi 11 février 2020 Air Climat Transports et mobilité

Au cœur de l’hiver à Chamonix, en ce début février, période qui devrait être la plus froide de l’année, les températures sont trop souvent positives, le jour comme la nuit. Le gel est quasiment inexistant, il y a très peu de neige et la pluie de ces dernières semaines, jusqu’à plus de 2 500 m d’altitude, a délavé la Mer de Glace. Alors qu’elle devrait se refaire une santé et être couverte d’une épaisse couche de neige, la glace est à vif et les cailloux qui la recouvrent sont visibles, comme en plein été (photo ci-dessus : La Mer de Glace ce 11 février 2020).

Le permafrost, qui constitue la « colle » de nos hautes montagnes, ne joue plus son rôle et le risque d’effondrements de pans de montagnes est accru.

« Les prédictions les plus alarmistes des scientifiques concernant le changement climatique sont tristement dépassées par la réalité », constate Anne Lassman-Trappier, Présidente de France Nature Environnement Haute-Savoie.

La situation est grave. Les scientifiques ne cessent de nous alerter et aujourd’hui nous savons que nous devons diviser par deux nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, pour espérer maintenir le réchauffement de la planète à +1,5°.

Ce que nous attendons de la visite d’Emmanuel Macron à Chamonix et Saint Gervais, ce mercredi et jeudi, ce sont des mesures ambitieuses, radicales et concrètes pour lutter contre le changement climatique, qui commence à avoir des conséquences sur nos vies (risques naturels accrus), notre santé (canicules, pollution de l’air) et sur l’activité économique dans les Alpes (tourisme, agriculture, cycle de l’eau…).

Concrètement, nous souhaitons que le Président annonce la modernisation des lignes ferroviaires côté français, dans le cadre du déploiement du Léman Express, le RER franco-genevois qui vient d’être lancé et qui va rapidement devoir faire face à des problèmes de saturation. Pour répondre à la demande en faveur d’une mobilité moins émettrice de polluants et de gaz à effet de serre, l’infrastructure ferroviaire existante, particulièrement dans la vallée de l’Arve, a besoin de travaux urgents afin d’augmenter ses capacités limitées.

Pour le transport de marchandises, le Président doit pousser à la meilleure utilisation des capacités ferroviaires existantes pour la traversée des Alpes entre Lyon et l’Italie via Modane, utilisées à seulement 20% de leurs capacités aujourd’hui.

Conformément à la demande 40 associations locales, nous attendons que le Président annonce un moratoire sur tous les projets d’infrastructures routières, qui mobilisent des ressources financières indispensables à la transition énergétique et à la lutte contre le dérèglement climatique. En outre, augmenter les capacités routières, c’est favoriser l’augmentation de la circulation et donc des émissions de polluants nocifs pour la santé et de gaz à effet de serre néfastes pour le climat.

L’heure n’est plus aux petits pas, mais à la révolution en faveur de la protection du climat et de la santé.

Publié par FNE Haute-Savoie

Le Mardi 11 février 2020

https://www.fne-aura.org/communiques/haute-savoie/emmanuel-macron-a-chamonix/

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