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CIMaE : un projet de recherche inédit pour protéger les zones humides d’altitude

Mercredi 13 janvier 2021 Biodiversité Climat Montagne

En ce début d’année 2021, notre experte Marie Lamouille-Hébert se lance dans un projet de recherche inédit. Son nom ? CIMaE (Climatic Impact on Mountain Aquatic Ecosystems). L’objectif ? Étudier les zones humides d’altitude et leur biodiversité, afin de mieux les protéger.

Les zones humides d’altitude : des milieux précieux

Les zones humides d’altitude font partie des écosystèmes les plus riches du monde. Plus de 30% des plantes remarquables menacées en France, ainsi que 50% d’espèces d’oiseaux sont inféodées à ces milieux. (Source : Plan d’action en faveur des zones humides ; 1995)

D’autre part, elles limitent l’intensité des crues, filtrent les eaux et ralentissent les ruissellements. Enfin, elles constituent de véritables puits de carbone, trésors inestimables dans la lutte contre les changements climatiques.

 

Un écosystème menacé

Les zones humides d’altitude connaissent un déclin alarmant. De nombreuses espèces sont aujourd’hui menacées par la disparition de leur habitat. Pourtant, cet écosystème reste peu étudié par la communauté scientifique. Dans la région de Chamonix, seulement 47% des zones humides sont connues en dehors des réserves naturelles. (Source : Lamouille-Hébert, 2020)

Ainsi, le projet CIMaE consiste à étudier l’impact des changements climatiques sur les zones humides d’altitude, afin de mieux les protéger.

Un projet d’envergure en plusieurs étapes

Le projet CIMaE s’étendra sur quatre ans et comportera trois axes.

Axe 1 – Dans un premier temps, l’objectif sera de récolter des données concernant la localisation et les typologies des zones humides d’altitude. Nous nous intéresserons aussi à l’impact des changements climatiques sur ces dernières.

Axe 2 – Nous étudierons la réponse des communautés (odonates, amphibiens…) à différents paramètres (température de l’eau, connectivité…).

Axe 3 – Nous modéliserons les distributions actuelles et futures des espèces d’altitude.

Pour obtenir un panorama représentatif, nous mettrons en place un programme de sciences participatives. Ainsi, nous mobiliserons différents acteurs tels que les gardes de parcs naturels, les guides, les athlètes de haut niveau… Si vous êtes intéressé(e), n’hésitez pas à contacter Marie Lamouille-Hébert à l’adresse email suivante : marie.hebert@fne-aura.org

Ce travail de recherche donnera lieu à une thèse, co-dirigée par Thibault Datry (INRAe) et Florent Arthaud (Université Savoie Mont-Blanc). L’enjeu sera alors de dégager un plan d’action de préservation des zones humides d’altitude.

L’expertise scientifique au service du militantisme

L’impact des changements climatiques sur les zones humides d’altitude a peu été étudié en France. Le projet CIMaE est donc une première.

Face à un tel défi, notre association est fière de pouvoir compter sur Marie Lamouille-Hébert. En 2020, celle-ci s’est vue diplômée de l’EPHE (Ecole Pratique des Hautes Etudes) en Sciences de la Vie et de la Terre. Elle a obtenu la mention très bien grâce à son travail de recherche sur les libellules spécifiques d’altitude. En tant que chargée de mission biodiversité et milieux aquatiques à FNE Haute-Savoie, Marie portera le projet CIMaE de A à Z. Elle sera alors à même de livrer des résultats précieux, tant pour la communauté scientifique que pour notre association.  De quoi se réjouir pour les quatre prochaines années !

Publié par FNE Haute-Savoie

Le Mercredi 13 janvier 2021

https://www.fne-aura.org/actualites/haute-savoie/cimae-un-projet-de-recherche-inedit-pour-proteger-les-zones-humides-daltitude/

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