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Nouvelle tentative de discrédit des associations par Jean-Marc Peillex

Dans un communiqué de presse du maire de St Gervais du 2 février 2022, Jean-Marc Peillex accuse des associations et leurs représentants de "non-dénonciation de délit de pollution de l'Arve". Soit nommément FNE Haute-Savoie, l’ARSMB, et Mesdames Lassman-Trappier, Prelot-Mathey, Monsieur Antoine Martin, leurs représentants bénévoles.

Samedi 05 février 2022 Eau Juridique Pollution

Par ces accusations, aussi grotesques qu’infondées, Jean-Marc Peillex tente d’allumer un contre-feu pour détourner l’attention d’une investigation par des citoyens et associations locales sur une suspicion d’actions irrégulières.

En effet, des chalets d’habitation construits dans sa commune, sur l’alpage du plateau de la Croix, sont rentrés dans le giron de l’Hôtel de l’Armancette et sont ouvertement exploités avec des services hôteliers et un spa, sans qu’un changement de destination n’ait été, semble t-il, obtenu.

https://www.armancette.com/fr/

La construction de ces chalets hôteliers aurait dû faire l’objet d’une demande d’autorisation d’unité touristique nouvelle (UTN), un processus complexe, et non d’un simple permis de construire délivré par la commune de St Gervais. Leur changement de destination post-construction aurait dû être régularisé. Le propriétaire ultime d’un montage financier complexe concernant ces biens immobiliers, a fait un don extrêmement généreux à la commune pour la rénovation de son patrimoine. Coïncidence ou preuve de manigance, c’est ce que les investigations préciseront. Elles sont menées par Laurence Prelot-Mathey et Antoine Martin, entre autres.

Jean-Marc Peillex a d’ailleurs récemment déposé une plainte en gendarmerie contre Laurence Prelot-Mathey et Antoine Martin concernant ce dossier.

D’autre part, depuis que FNE Haute-Savoie a osé contrer le projet de route forestière du col de Voza, Jean-Marc Peillex n’a pas cessé de tenter de salir l’association et sa présidente Anne Lassman-Trappier, en multipliant les attaques verbales et médiatiques contre elles. Par conséquent, FNE Haute-Savoie a assigné Jean-Marc Peillex devant le Tribunal Correctionnel de Paris pour diffamation. Le jugement est attendu le 22 décembre 2022.

https://www.fne-aura.org/communiques/haute-savoie/plainte-pour-diffamation-contre-jean-marc-peillex/

Dans le dossier du col de Voza, une plainte pour infractions à l’arrêté de dérogation espèces protégées, perpétrées durant les travaux de défrichage, a récemment été déposée par FNE Haute-Savoie auprès du Tribunal de Bonneville.

https://www.fne-aura.org/communiques/haute-savoie/route-forestiere-au-col-de-voza-infractions-constatees-et-plainte-deposee/

L’acharnement de Jean-Marc Peillex contre des associations et citoyens qui osent montrer leur désaccord face à ses actions et décisions semble maladif, disproportionné et obsessionnel. Le contenu de ce nouveau communiqué n’est autre qu’une énième tentative de discrédit et de diffamation de la part de Jean-Marc Peillex à l’encontre de ces associations environnementales.

Sur le fond des accusations

Dans le communiqué du maire de Saint-Gervais, tout l’argumentaire est fondé sur le fait que les associations concernées auraient été au courant d’une pollution des eaux par SGL Carbon et qu’elles l’auraient “couverte pendant tant d’années“.

 

C’est également, pour FNE Haute-Savoie et sa représentante Laurence Prelot-Mathey, “au détour d’une réunion de la commission locale d’information et de suivi (CLIS) de SGL Carbon en octobre 2020“, qu’a été découvert le sujet des rejets dans l’eau. Comme souvent lors de ce type de réunion, le problème a été présenté en même temps que les solutions déjà réalisées ou en cours de réalisation pour remédier au problème.

Voir la présentation faite (point 4 : rejets aqueux) : http://www.auvergne-rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/20201016-pre-clis-environnement.pdf

Ce n’est que suite à la publication d’un arrêté préfectoral de 2018 que SGL Carbon a eu l’obligation de faire des mesures dans l’eau. La première communication à ce sujet a eu lieu lors de la CLIS du 16 octobre 2020. Conjointement à une information sur les mesures, les travaux réalisés ou projetés étaient présentés, ainsi que les résultats encourageants déjà mesurés. Des réductions des rejets entre 95% et 99% étaient annoncées pour toutes les substances, sauf pour les HAP qui avaient connu une baisse beaucoup plus modeste, mais pour lesquels de nouveaux travaux étaient présentés (traitement via des bassins de décantation).

En tant qu’élu invité à cette CLIS de l’usine et disposant des mêmes informations que les associations environnementales (sinon plus) pourquoi Jean-Marc Peillex n’a-t-il pas lui-même dénoncé cette pollution et exigé des actions de la part des autorités, de l’usine ou via les tribunaux ? Contrairement aux associations de protection de l’environnement et aux simples citoyens, le maire, en tant qu’officier de police judiciaire, est soumis par l’article 40 alinéa 2 du Code de procédure pénale à une obligation de dénoncer les délits dont il a connaissance.

Concernant la pollution de l’air, les associations sont très actives sur le sujet depuis 20 ans, ont œuvré pour l’élaboration des Plans de Protection de l’Atmosphère dès 2010 et demandent sans cesse l’application des mesures préconisées par ces plans.

N’oublions pas que pendant des années, Jean-Marc Peillex a refusé d’admettre la réalité de la pollution de l’air et a même tenté, en février 2015, de faire sanctionner le Dr Champly, médecin urgentiste à l’hôpital de Sallanches, qui avait osé dénoncer sur les médias nationaux les effets de la piètre qualité de l’air de la vallée de l’Arve.

https://www.letemps.ch/suisse/pays-montblanc-qualite-lair-mortelle

En janvier 2017, Libération citait ainsi ses propos :

“Un constat que réfute Jean-Marc Peillex, maire UDI de Saint-Gervais : «C’est de la désinformation, c’est faux de dire que toutes les communes de l’Arve sont touchées, assène-t-il. Saint-Gervais n’est quasiment pas concerné par la pollution, contrairement à Passy», où se trouve l’une des bornes de mesure de l’observatoire agréé par l’Etat. «Il n’y a pas de pic dans la vallée de l’Arve, il y en a partout en France, mais tout le monde ne se trouve pas au pied du mont Blanc, alors on en parle moins», reprend-il.”

Quant au bilan carbone concernant son assignation en justice à Paris, le trajet St Gervais – Paris en train émet 1,74 kg CO2, contre plus de 8 kg CO2 pour le trajet St Gervais – Bonneville en voiture. L’assignation à comparaître à Paris aura donc un bilan carbone négligeable, sauf à choisir la voiture ou l’avion pour s’y rendre.

https://avenirclimatique.org/calculer-empreinte-carbone-trajet/

Publié par FNE Haute-Savoie

Le Samedi 05 février 2022

https://www.fne-aura.org/actualites/haute-savoie/nouvelle-tentative-de-discredit-des-associations-par-jean-marc-peillex/

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